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les 5 piliers

Mercredi 2 novembre 2005 3 02 11 2005 00:00

Qu'est-ce que le Haj?


Le haj, pèlerinage à la ville sainte de La Mecque, située en Arabie Saoudite, est une obligation à réaliser pour tout musulman au moins une fois dans sa vie, à condition qu'il satisfasse un certain nombre d'exigences. Institué par Dieu, le cinquième de l'Islam est décrit dans le Coran.

Sourate 3, Verset 97
Là sont des signes évidents, parmi lesquels l'endroit où Abraham s'est tenu debout ; et quiconque y entre est en sécurité. Et c'est un devoir envers Dieu pour les gens qui ont les moyens d'aller faire le pèlerinage de la Maison. Et quiconque ne croit pas... Dieu se passe largement des mondes.

Sourate 2, Verset 196

Et accomplissez, pour l'amour de Dieu, le grand et le petit pèlerinage.


Cette obligation a été établie en l'An 9 après l'Hégire, appelée l'année de la délégation pendant laquelle la sourate Al-'Imrân a été révélée. Ce dernier verset extrait du Coran nous informe très clairement de la raison pour laquelle tout croyant doit faire le pèlerinage. C'est en effet pour l'amour de Dieu et en commémoration du voyage d'Abraham et de sa famille. Le croyant cherche ainsi à plaire à Dieu car ce pèlerinage peut lui permettre de faire pardonner tous ses péchés, comme l'a précisé le prophète1.

 

"Quiconque accomplit le pèlerinage pour l'amour de Dieu et s'abstient de toutes relations sexuelles avec son épouse, et ne fait pas de mal et ne commet pas de péchés, alors il retournera chez lui [après le pèlerinage sans péchés] comme s'il était à nouveau né."
(Sahih Al-Boukhari, Volume 2, livre 26, numéro 596)

Histoire et signification
Abraham (Ibrahim) est une figure emblématique chez les musulmans ; il est un modèle de piété et un fervent adorateur de Dieu, ayant toujours été défenseur de l'unicité divine. Abraham est considéré comme le patriarche du monothéisme pure.

Sourate 3, Verset 95
Dis : "C'est Allah qui dit la vérité. Suivez donc la religion d'Abraham, Musulman droit. Et il n'était point des associateurs".

Historiquement, il est parti de sa ville, Ur (Mésopotamie), après avoir exprimé son opposition aux pratiques polythéiste de son peuple, notamment de son père.

Sourate 6, Verset 74
(Rappelle le moment) où Abraham dit à 'Âzar, son père : "Prends-tu des idoles comme divinités? Je te vois, toi et ton peuple, dans un égarement évident!".

Il est alors partit s'établir en Égypte avec sa famille. Plus tard, il a conduit une de ses épouses, Hajar, et de leur fils Ismaïl, à une vallée d'Arabie, faisant confiance à Dieu qui devait s'occuper d'eux.

Hajar, préoccupé par son jeune bébé, commença à rechercher dans les environs de la nourriture et de l'eau. Ainsi, en réponse à sa recherche, Dieu fit sortir de sous le pied d'Ismaël une source d'eau afin d'étancher sa soif. Hajar avait escaladé les collines voisines recherchant de la nourriture et d'éventuelles caravanes. Certaines se sont arrêtées et ont demandé la permission à Hajar d'utiliser l'eau de cette source pour leur propre consommation et celle de leurs chameaux. Certains commerçants décidèrent de s'installer dans cette petite vallée : c'est comme cela que la ville de La Mecque est née.

Par la suite, la population augmenta. Abraham retournait de temps en temps rendre visite à sa famille. Alors qu'Ismaïl avait environ treize ans, ils construisirent la Kaaba, bâtiment de forme cubique vide, dans le but d'y vouer un culte au Dieu unique.

Sourate 2, Verset 127
Et quand Abraham et Ismaël élevaient les assises de la Maison, ils dirent : "Ô notre Seigneur, accepte ceci de notre part! Car c'est Toi l'Audient, l'Omniscient.".

Condition à remplir.


Plusieurs conditions sont à remplir afin de pouvoir effectuer le pèlerinage. Elles sont au nombre de quatre.

  1. Être musulman. En effet, dans la mesure ou l'intention dans le coeur est ce qui valide nos actes, une personne ne croyant pas en Dieu et en l'Islam ne peut voir "son pèlerinage" validé.
  2. Avoir pleinement possession de ses capacités mentales. Une personne atteinte de folie, de troubles du comportement... n'est pas dans l'obligation d'effectuer le pèlerinage.
  3. Avoir atteint l'âge de puberté (majorité), que ce soit chez l'homme ou la femme. L'enfant n'ayant pas de responsabilité à assumer comme l'adulte, il n'est pas obligatoire pour lui d'effectuer le pèlerinage. Cela dit, rien ne l'empêche de s'y rendre avec ses parents par exemple.
  4. Avoir les moyens physiques et financiers (provision et moyen de transport) afin de l'accomplir. Une personne qui n'a pas un état de santé lui permettant de faire le pèlerinage n'est pas obligé de l'accomplir. Par ailleurs, lorsque l'on parle de moyens financiers, il ne faut pas que la croyant oublie la famille dont il a la responsabilité, si c'est le cas. Il ne peut pas partir et laisser femme(s) et enfant(s) sans les ressources nécessaires afin qu'ils subviennent à leurs besoins en son absence.

Comment se déroule-t-il?
Le pèlerinage est composé de quatre piliers fondamentaux.

L'intention de la sacralisation (Al-ihram).

 Ce pilier consiste à avoir l'intention dans le coeur d'effectuer le pèlerinage pour Dieu. Elle s'effectue lorsque l'on arrive à certains endroits bien précis, suivant notre position géographique, comme l'a indiqué le prophète :

  • A Dhoul-holéfa, pour les habitants de Médine.
  • A Joh'fa, pour les habitants de la Syrie.
  • A Kar'ne, pour les habitants de Nadj.
  • A Ya'lam'lam, pour les habitants du Yemen.

 Le pèlerin doit alors retirer ses vêtements habituels afin de revêtir ceux du pèlerin, tout en prononçant la Talbia. La Talbia est le texte suivant : "Me voici Seigneur, me voici, me voici! Tu n'as aucun associé. Me voici! A Toi la Louange, la Grâce et la Souveraineté. Tu n'as aucun associé!". Il est d'ailleurs conseillé de dire ces paroles en toutes occasions durant toute la durée du pèlerinage.

Pour ce qui est de la tenue vestimentaire, le pèlerin, comme le prophète l'avait précisé, ne doit porter chemise, vêtement (classiquement porté), turban, chaussure ou se couvrir la tête. La femme ne doit pas se voiler le visage ou porter des gants.

La circumanbulation (Al-tawaf).

 Cet acte consiste à effectuer sept tours de la Kaaba, la maison sacrée. Comme durant tout le pèlerinage, il convient de l'effectuer de manière posée et concentrée, en ne pensant qu'à Dieu et en evitant les paroles inutiles, de préjudicier un musulman... Ce pilier du pèlerinage est important et comporte des actes obligatoires. Ils sont, tout comme le nombre de tour, au nombre de sept.

 

  • Avoir l'intention d'effectuer le Tawaf, avant de le commencer.
  • Être en état de pureté intentionnel, corporel et vestimentaire, tout comme pour la prière.
  • Couvrir sa nudité.
  • L'accomplir à l'intérieur de la mosquée, même si l'on se trouve un peu éloigné de la Kaaba.
  • Effectuer sept tours de la Kaaba. Chaque tour se commence et se termine à la pierre noire.
  • La rotation autour de l'édifice doit se faire dans le sens inverse de la rotation des aiguilles d'une montre. Il faut donc avoir la Kaaba sur sa gauche.
  • La circumanbulation doit se faire sans interruption, sauf pour une raison valable.

Le parcours entre Safa et Marwa (Sa'y).

Obligation pour tous les pèlerins, le Sa'y consiste à parcourrir un trajet sept fois entre Safa et Marwa, dans un esprit de dévotion. Dieu l'a prescrit dans le Coran.

Sourate 2, Verset 158
As-Safa et Al-Marwa sont vraiment parmi les lieux sacrés de Dieu. Don, quiconque fait le pèlerinage à la Maison ou fait la 'Oumra ne commet pas de péché en faisant le va-et-vient entre ces deux monts. Et quiconque fait de son propre gré une bonne oeuvre, alors Dieu est Reconnaissant, Omniscient.

Voici les obligations de ce troisième pilier du pèlerinage.

  • Avoir l'intention d'effectuer le parcours entre Safa et Marwa avant de le commencer.
  • Accomplir ce trajet après le Tawaf.
  • Ne pas l'interrompre sans raison valable. Bien sûr, il est possible de le faire à son allure, surtout pour les personnes très agées.
  • Effectuer ce parcours à sept reprises.

Bien entendu, le pèlerinage étant une étape importante de la vie d'un musulman, il convient, toujours en étant propre, de multiplier les actes d'adorations et les invocations.

La station à Arafate (Arafat).

 

 Quatrième et dernier pilier du pélerinage, la station à Arafate consiste à s'arrêter, ne serait-ce qu'un moment, de l'après-midi du 9 Dhoul-Hidja à la nuit du 10 jusqu'à l'aube dans cet endroit appelé Arafate. Voici les actes obligatoires à réaliser pendant ce petit séjour.
 

  • Être à Arafate pendant un moment de l'après-midi du 9 Dhoul-Hidja jusqu'au coucher du soleil inclus.
  • En quittant Arafate, passer la nuit du 10 à Mozdalifa.
  • Jetter les pierres (Jamarates) à Akaba le jour du sacrifice, le 10 Dhoul-Hidja.
  • Se raser ou se couper les cheveux après le jet de pierres. 
  • Passer les trois nuits du 11, 12 et 13 Dhoul-Hidja à Mina.
  • Jetter successivement les trois pierres les après-midi des jours de Tach'rik, c'est à dire les 11, 12 et 13 Dhoul-Hidja.
Par wafae
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Mercredi 2 novembre 2005 3 02 11 2005 00:00

La Zakât - L'aumône


Le premier sens du mot arabe zakât est purification. En effet, la zakât est le 3ème pilier de l'Islam et est une manière, dans sa signification première, de purifier les biens légaux que l'on a acquis. Le verset suivant l'indique clairement.

Sourate 92, Verset 18

...qui donne ses biens pour se purifier...

 


L'aumône est une obligation pour tous les musulmans qui en ont les moyens :

Sourate 9, Verset 103

Prélève de leur bien une aumône par laquelle tu les purifies et les bénis, et prie pour eux. Ta prière est une quiétude pour eux . Et Dieu est Audiant et Omniscient.

Sourate 73, Verset 20

...Accomplissez la Salât, acquittez la Zakât, et faite à Dieu un prêt sincère...

 


N'oublions pas que la véritable récompense est auprès de Dieu.

Sourate 57, Verset 11

Quiconque fait à Dieu un prêt sincère, Dieu le lui multiplie, et il aura une généreuse récompense.

 


En pratique, la zakât a donc et en plus les objectifs suivant :

  1. Purifier l'âme humaine de l'avarice, de l'avidité et de la convoitise.
  2. Aider les pauvres et les plus démunis. La zakât favorise ainsi une véritable entraide sociale en étant une oeuvre d'utilité public.
  3. Limiter l'accumulation et la concentration de biens chez les riches afin qu'ils ne soient pas aux mains d'une minorité de la société.

Qui peut en bénéficier?

Sourate 9, Verset 60

Les aumônes sont destinées : aux pauvres et aux nécessiteux, à ceux qui sont chargés de les recueillir et de les répartir, à ceux dont les coeurs sont à rallier, au rachat des captifs, à ceux qui sont chargés de dettes, à la lutte dans le chemin de Dieu et au voyageur. Tel est l'ordre de Dieu. Dieu sait et il est juste.


Il y a donc 8 catégories de personnes ayant droit à la zakât :

  1. Le pauvre. Il n'a pas de quoi subvenir à ses besoins ainsi qu'à ceux dont il a la charge (femme, parents, enfants...). Ces besoins sont la nourriture mais aussi le logement, les vêtements, etc. De même, il est possible que des non-musulmans dans le besoin puissent en bénéficier.
  2. Le nécessiteux. La différence avec le pauvre est illustré dans le hait suivant :
    "Le nécessiteux n'est pas celui qui va d'une personne à une autre, congédié par une bouchée ou deux, par une ou deux dattes, mais le nécessiteux est celui qui n'a rien à dépenser et dont on ne soupçonne pas la privation pour lui venir en aide et qui ne se présente pas pour demander l'aumône." (Sahih Al-Boukhari)
  3. Les collecteurs de la zakât qui se déplacent donc de maison en maison. Il y a aussi les secrétaires et les intendants qui s'occupent de la gestion de cet aumône.
  4. Les nouveaux convertis. La zakât peut être utilisée afin de raffermir le cœur des personnes qui viennent juste de se convertir. .
  5. L'affranchissement des esclaves musulmans. Ainsi, le musulman désireux de plaire à Dieu rachète et affranchi un plusieurs esclaves.
  6. Les endettés. Les personnes ayant contractés une dette dans un but pieux peuvent bénéficier de la zakât afin de s'en acquitter.
  7. La voie de Dieu. La voie de Dieu comprend principalement la guerre sainte (utilisée par exemple pour l'équipement, le ravitaillement, etc.) mais aussi tout ce qui est d'utilité public tels que la construction d'hôpitaux, de dispensaires, l'achat de fournitures pour les mosquées. La guerre sainte est cela-dit prioritaire.
  8. Le voyageur. Celui qui est loin de chez lui et a besoin de se nourrir, de se vêtir par exemple peut bénéficier de la zakât. S'il est riche et a la possibilité d'emprunter de l'argent, il doit le faire plutôt que de bénéficier de la zakât.

Celà-dit, les pauvres et les nécessiteux doivent être les bénéficiaires prioritaires si le montant de l'aumône est relativement peu élevé. Il faut savoir également que le musulman ne peut donner son aumône aux personnes dont il a la responsabilité comme ses enfants, ses parents... car il doit déjà subvenir à leur besoin. S'il ne le peut pas, c'est qu'il doit donc bénéficier de la zakât.

 

À combien s'élève la zakât?
Afin de déterminer le montant de la zakât, il convient dans un premier temps de déterminer les biens soumis à ce pilier de l'Islam. Le Coran nous l'indique dans plusieurs versets.

Sourate 2, Verset 267

Ô les croyants! Dépensez des meilleures choses que vous avez gagnées et des récoltes que Nous avons fait sortir de la terre pour vous.

Sourate 9, Verset 34

... À ceux qui thésaurisent l'or et l'argent et ne les dépensent pas dans le sentier de Dieu, annonce un châtiment douloureux.

 

Ainsi, comme l'indique ce premier verset tiré du Coran, la zakât doit être payée avec nos biens acquis. Nous trouvons donc dans un premier temps l'or, l'argent mais aussi, compte tenu du contexte actuel, les billets de banque, chèques...

En effet, les matériaux tels que l'or et l'argent étaient utilisés pour faire des pièces de monnaies à l'époque du prophète (sws)

Aujourd'hui, nous avons les pièces et les billets en d'autres matériaux. Ensuite, on a les produits agricoles (grains, fruits, légumes...) et les bestiaux (Chameaux, bovins, ovins...).

Dans le contexte actuel où, en France notamment, les gens perçoivent un salaire, le calcul du montant de la zakât se base sur celui de l'or et l'argent de l'époque du prophète Mouhammad (sws). En France, une personne ayant gardée une somme d'au moins 6000 francs au bout d'un an doit s'acquitter de la zakât. Le montant est de 2.5% de la somme économisée. L'argent sur lequel on a déjà payé la zakât ne doit pas être soumis à cet impôt l'année suivante. Pour les produits de la terre et les bestiaux, il est de 10%. Le minimum imposable doit être calculé en fonction du niveau de vie de chaque pays voir de chaque région. Cet impôt est équitable ; il est proportionnel à la somme ou aux biens économisés et donc des biens de chacun. Et Dieu est le plus savant.

 

Qu'est-ce que la Zakât al-Fitr?
La zakât al-Fitr (rupture du jeûne) est une aumône considéré comme étant une Sounnah très recommandée. Elle imcombe à tout musulman. Son objectif est de purifier l'âme du musulman des péchés qu'il a pu faire pendant le jeûne. Elle permet également aux pauvres de se nourrir pendant le jour de la fête (aïd). Le prophète Mouhammad (sws) l'a institué.

 

'Abdoullah Ibn 'Oumar rapporte : "Le prophète ordonna (aux musulmans) de donner une Sa' de dates ou une sa' d'orge pour l'aumône d'al-Fitr. Les gens donnaient deux Moudds de farine en équivalent à celà.".
(Sahih Al-Boukhari, volume 2, livre 25, numéro 583)
 

Le paiement doit s'effectuer à l'occasion de la fin du jeûne du mois de Ramadan. Plus exactement, elle doit être remise avant la prière de l'aïd. Si c'est le cas, elle est valable en tant que tel. Sinon, elle est considéré comme une simple aumône. Le montant est évalué à un "Saa'", mesuré par quatre fois la contenance des deux mains (environ 3 kg) de la nourriture la plus généralement en usage dans le pays ou la région. Ce hadith nous l'indique.

Rapporté par Ibn 'Oumar : "Le prophète de Dieu incitait au paiement d'un Saa' de dates ou d'un Saa' d'orge pour l'aumône de la fête de rupture du jeûne pour chaque musulman libre ou esclave, homme ou femme, jeune ou vieux, et il ordonna de la payer avant que les gens n'effectuent la prière de la fête."
(Sahih Al-Boukhari, volume 2, livre 25, numéro 579)
 

Cette aumône doit être destinée aux mêmes personnes que pour l'aumône purificatrice, mais les pauvres sont prioritaires. Il est possible de partager cette aumône entre plusieurs pauvres. Elle doit être remise dans à l'endroit où le musulman se trouve.

Sourate 98, Verset 5

Il ne leur a été commandé, cependant, que d'adorer Dieu, Lui vouant un culte exclusif, d'accomplir la salât et d'acquitter la zakât. Et voilà la religion de la droiture.

Par wafae
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Jeudi 3 novembre 2005 4 03 11 2005 00:00

jeûner en arabe signifie s'abstenir, se retenir de... Appliqué à la religion, jeûner a pris le sens de renoncer, par piété, au boire, au manger, aux relations sexuelles et à tout ce qui est considéré comme étant susceptible de rompre le jeûne, depuis l'apparition de l'aube jusqu'au coucher du soleil.

Mérites du jeûne et ses profits :

Son mérite a été reconnu par les hadiths du Prophète (S.B sur lui) qui dit :

- Le jeûne préserve de l'enfer, tel un bouclier au combat.

- Celui qui jeûne un jour pour l'amour de Dieu, sera éloigner du feu, de la distance parcourue en 70 années.

- L'invocation de celui qui jeûne sera exaucée chaque fois qu'il rompt le jeûne (le soir).

- Une des portes du Paradis est appelée " Porte de Rayane " -La porte des Rafraîchissements. Seuls ceux jeûnent la franchissent. Il sera dit : Où sont ceux qui jeûnaient ?

Ils se lèveront alors et entreront. Aucune autre personne ne la franchira. Elle sera refermée à jamais.

Avantages sociaux :

Le jeûne habitue la communauté à l'organisation et à l'union, à l'amour de la justice et à l'égalité. Il suscite en elle la pitié et la charité, la préservance de la méchanceté et de la corruption.

Avantages physiques :

Du point de vue de la santé, le jeune assainit les intestins, régénère l'estomac, débarrasse le corps des produits résiduels et soulage de l'embonpoint.

Le jeûne est tantôt louable, tantôt blâmable, tantôt interdit.

Le jeûne est louable dans les cas suivant :

1- Le jeûne du jour Arafate : ( 9ème jour de Doul-hija ) pour les non pèlerins.

2- Le jeûne du jour d'Achoura.

3- Le jeûne des six jours du mois de Chawal.

Le Prophète ( S.B. sur lui ) dit :

- Qui jeûne Ramadan, puis le fait suivre de six jour du mois de Chawal est comme celui qui a jeûné toute l'année.

4- Le jeûne de la première quinzaine de Chaabane.

Aïcha dit :

- Je n'ai pas vu le Prophète ( S.B. sur lui ) jeûner un autre mois que celui du mois du Ramadan et je ne l'ai pas vu jeûner plus de jours qu'au mois de Chaabane. ( B & M )

5- Le jeûne de la première décade de Dhol-hidja.

6- Le jeûne du mois de Moharram.

7- Le jeûne des jours de pleine lune.

8- Le jeûne de chaque lundi et jeudi.

On rapporte que le Prophète (S.B sur lui) jeûnait constamment pendant ces deux jours.

Interrogé à ce sujet, il répondit :

- Les oeuvres sont soumises à Dieu tous les lundis et jeudis. Le Seigneur pardonne tout musulman (ou croyant) à l'exception de deux personnes en discorde. Il dit "Ajournez ces deux là ! "

9- Jeûner un jour sur deux.

10- Le jeûne pour le célibataire qui n'a pas les moyens de se marier.

Le jeûne est blâmable dans les cas suivants :

1- Le jeûne du jour d'Arafate pour le pèlerin. Le Prophète (S.B sur lui) le lui interdit.

2- Le jeûne du vendredi uniquement.

Le Prophète (S.B sur lui) dit :

- Le vendredi est un jour de fête. Ne jeûnez pas pendant ce jour à moins que qu'il ne soit précédé ou suivie d'un autre jour de jeûne.

3- Le jeûne du Samedi uniquement.

Le Prophète (S.B sur lui) dit :

- Ne jeûnez le samedi que lorsqu'il est inclus dans votre jeûne obligatoire. Si vous ne trouvez rien à manger ce jour-là qu'une écorce de vigne, mâchez la - pour rompre le jeûne.

4-Le jeûne de la fin de Chaabane.

Le Prophète (S.B sur lui) dit :

- Quand c'est la moitié de Chaabane cessez de jeûner.

Remarque :

La critique de ce genre de jeûne n'est qu'un simple avertissement d'une sauvegarde, mais ce qui suit est complètement interdit, à savoir :

1- Le jeûne interrompu pendant deux jours de suite ou plus.

Le Prophète (S.B sur lui) dit :

- Ne poursuivez pas le jeûne sans interruption.

- Gardez-vous de poursuivre le jeûne.

2- Le jeûne du jour de doute qui est le 30 Chaabane. On sait s'il fait partie du mois de Chaabane ou de Ramadan.

Le Prophète (S.B sur lui) dit :

Qui jeûne le jour du doute, désobéit au Prophète Aboul-Kacem.

3- Le jeûne continu toute l'année.

Le Prophète (S.B sur lui) dit :

- Que Dieu n'accepte pas le jeûne éternel de celui qui le fait.

- Qui jeûne éternellement ne bénéficie ni de la récompense ni du jeûne, ni de celle de sa rupture

4- Le jeûne de la femme mariée, sans le consentement de son mari, s'il est présent.

Le Prophète (S.B sur lui) dit :

- Que la femme se garde de jeûner un jour, en dehors de Ramadan, sans que son mari, étant présent, n'y ait consenti.

Jours dont le jeûne est interdit :

1- Le premier jour des deux Aïds (Fitr et Idh'ha).

Omar dit :

Le Prophète (S.B sur lui) a interdit le jeûne de ces deux jours : le jour de Aïd-el-Fitr et celui où vous mangez la viande de vos sacrifices.

2- Les trois jours de " Tach'rik ". c'est-à-dire les trois jours qui suivent le premier jour de Aïd Idh'ha à mina.

Le Prophète (S.B sur lui) fit annoncer par un crieur public à Mima :

- Ne jeûnez pas ces jours, ils sont des jours de boire, de manger et de plaisir conjugal.

Dans une autre version, il est dit encore : "...Et d'adoration".

3- En période de menstrues et de lochies.

Les doctes sont unanimes sur la nullité du jeûne de la femme en cet état.

Le Prophète (S.B sur lui) dit :

- N'est pas que la femme, en état de menstrues, ne doit ni prier, ni jeûner ?

4- Le malade qui craint pour sa santé ne doit pas jeûner.

Dieu dit :

Ne vous suicidez pas, Dieu est plein de compassion pour vous.

Conditions du jeûne :

L'obligation du jeûne incombe à ceux qui jouissent de leurs facultés mentales.

Le Prophète (S.B sur lui) dit :

- Sont déchargés de toute responsabilité :

le fou jusqu'à ce qu'il récupère sa raison, l'homme endormi jusqu'à ce qu'il se réveille, et le jeune jusqu'à sa puberté.

La femme ne doit pas jeûner en période de menstrues ou de lochies.

Le Prophète (S.B sur lui) dit :

- N'est pas qu'une femme en état de menstrues n'accomplit pas ni prière, ni jeûne ?

En cas de maladie :

S'il est possible et sans trop de peine de poursuivre le jeûne, quand on est malade, on jeûne, sinon on le rompt.

Si on espère la guérison, on l'attend pour accomplir le jeûne manqué. Autrement, on fait l'Aumône pour chaque jour manqué à raison d'un 1/2 litre de blé (ou l'équivalence en nourriture).

Dieu dit :

- A ceux qui ne peuvent jeûner qu'avec difficulté, incombe, en expiation, la nourriture d'un pauvre.

Le vieillard :

Quand on prend de l'âge, ou qu'on n'a plus de force pour jeûner, on donne en contrepartie une aumône d'un 1/2 litre de blé également pour chaque jour de jeûne manqué.

Ben Abbès dit :

- Le vieillard est autorisé à renoncer au jeûne, en cas de difficulté, moyennant une nourriture au pauvre, sans plus d'obligation.

Règles fondamentales du jeûne :

1- L'intention :

C'est la ferme résolution d'accomplir le jeûne en signe de soumission à Dieu et avec le dessein de demander Sa Grâce, car "tout acte dépend de l'intention qui l'inspire ".

Quand le jeûne a un caractère obligatoire - tel que Ramadan - l'intention doit être formulée la nuit avant l'aube.

Le prophète (S.B sur lui) dit :

- le jeûne de celui qui n'a pas manifesté l'intention de jeûner dès la veille,est nul.

2- L'abstinence :

C'est éviter tout ce qui rompt le jeûne, c'est-à-dire le boire, le manger et le rapport sexuel.

3- La durée de l'abstinence :

C'est toute la journée, de la pointe de l'aube au coucher du soleil. S'abstenir le nuit et manger le jour n'est pas du jeûne.

Dieu dit :

Observez le jeûne jusqu'à la nuit.

Actes à éviter en période de jeûne :

Tout en étant autorisés, ils peuvent conduire à l'annulation du jeûne.Il faut éviter :

1- D'exagérer le rinçage de la bouche et l'aspiration de l'eau par le nez au moment des ablutions.

2- D'embrasser (avec un désir charnel), c'est un excitant capable de rompre le jeûne par l'émission du liquide prostatique ou entraîner au rapport sexuel, nécessitant une réparation expiatoire.

3- De fixer longuement le regard sur sa femme avec désir.

4- D'évoquer des images concernant la sexualité.

5- De toucher un femme avec la main ou une partie du corps.

6- De mâcher du chewing-gum de peur de laisser glisser des débris dans l'estomac.

7- De goûter une sauce (pour voir si elle est suffisamment assaisonnée).

8- De se rincer la bouche sans nécessité en dehors des ablutions.

9- D'enduire les paupières de kohol le matin. L'après-midi il n'est pas décommandé.

Actes annulant le jeûne :

1- L'arrivée à l'estomac d'un liquide.

2- L'émission de sperme suscitée par le regard continu, ou l'imagination, par le baiser ou le toucher.

3- Le vomissement provoqué.

Le prophète (S.B sur lui) dit :

- Qui vomit volontairement, doit refaire le jeûne.

4- Le jeûne est annulé également en cas de contrainte à manger, à boire ou à accomplir l'acte sexuel.

5- Boire et manger, croyant qu'il est encore nuit, puis il se révèle le contraire.

6- Boire et manger en pensant que la nuit est tombée, alors qu'il fait encore jour.

7-Avaler un solide, non nourrissant, tel que perle ou ficelle.

8- L'intention de rompre le jeûne, même sans boire ni manger.

9- Renier sa foi annule aussi le jeûne, même si on y retourne.

Actes autorisés pendant le jeûne :

1- De se frotter les dents avec l' "Arack"

2- De se rafraîchir avec de l'eau froide quand il fait chaud, soit en se baignant, soit en s'aspergeant.

3- De boire, manger et d'avoir des rapports conjugaux pendant les nuits de Ramadan.

4- De voyager, pendant de Ramadan, dans un but exempt de péché, même en sachant que ce voyage nécessiterait la rupture du jeûne.

5- De se faire soigner par toute sorte de médicament licite, à condition qu'il n'atteigne pas l'estomac, tel qu'injection faite pour le soin et non pour la nourriture.

6- De mâcher un aliment pour bébé qui ne peut s'en passer et qui ne trouve pas une autre personne pour le servir. Néamoins, il faut se garder d'en avaler.

7- De se parfumer ou encenser ses habits.

Tout ses actes sont autorisés, car rien n'a été signalé pour les déconseiller.

Actes excusables :

Il est toléré :

1- D'avaler sa propre salive, même abondante.

2- De vomir involontairement des aliments ou des humeurs à condition, qu'une fois arrivés à la bouche, de ne rien en retourner à l'estomac.

3- D'avaler une mouche malgré soi, et sans le vouloir.

4- De subir l'effet de la poussière de la rue, des usines, de la fumée des combustibles et de toute vapeur inévitables.

5- De se trouver en état de "janaba", même si on passe toute la journée en cet état.

6- Démettre du sperme pendant le sommeil. Le hadith déjà cité stipule que la responsabilité de l'enfant, du fou et de l'homme endormi est dégagée.

7- De boire est de manger par mégarde ou par oubli. L'imam Malek juge qu'il est nécessaire de refaire le jeûne quand il est de caractère obligatoire par précaution et de ne pas le recommencer quand il est surérogatoire.

Le prophète (S.B sur lui) dit :

- Quand celui qui jeûne boit ou mange par mégarde, qu'il poursuive son jeûne. C'est Dieu qu'il l'a nourri et qui lui a donné à boire.

- Qui rompt son jeûne par mégarde, en Ramadan, n'a pas à le refaire, ni à subir d'expiation.

Par wafae
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